Faut-il rédiger son testament ?

Comme l’explique très bien la brochure du GIMC « Construisez avec nous l’avenir de nos enfants » :

  • Soit on ne fait rien, et alors l’Etat s’occupe de tout
  • Soit on décide d’organiser sa succession alors la rédaction d’un testament s’impose.

Quand un testament est-il nécessaire ?

On décide de transmettre une partie du patrimoine à quelqu’un qui n’a aucun droit légal dans la succession : par exemple, le partenaire dans la vie avec qui on n’est pas marié ! Le PACS n’apporte aucun droit de ce côté-là !

On souhaite accorder une somme, un bien matériel à un ami, un membre éloigné de la famille, une association de bienfaisance (le GIMC par exemple !). On préfère répartir ses biens entre ses héritiers : il s’agit là de dire qui sera l’attributaire de tel bien !

Pour aménager les droits de son conjoint survivant (en accord avec lui, bien sûr !) : en lui donnant moins que prévu pour privilégier les enfants ou en lui donnant le maximum possible.

Quand on veut prévoir des conditions particulières pour un légataire: par exemple une clause d’inaliénabilité tant que l’enfant est mineur.

Pour désigner en cas de disparition prématurée, la ou les personnes de confiance que l’on souhaite voir prendre en charge la tutelle aux biens et/ou à la personne. Pour réaliser un legs « de residuo » : on lègue un bien à une première personne (un enfant sous tutelle ) à charge pour elle de le transmettre à son propre décès à une seconde personne, si le bien existe encore.

Comment rédiger son testament ?

Prenez conseil auprès d’un notaire que vous connaissez bien et qui connaît votre famille et votre problématique, le notaire envisagera toutes les solutions possibles. Parlez-en à un proche que vous savez neutre, il pourra vous donner son avis.

Une fois le testament rédigé (le mieux est de le faire et de le déposer chez le notaire, il s’appelle alors « authentique »), vous pouvez en parler à vos proches. Si vous sentez des tensions, il vous sera toujours possible de le modifier.

/ Pierre Pajani